• BILLY BAT T1 et T2

    9,5 / 10

           

     

      Résumé T1 : En 1949, Kevin Yamagata, dessinateur américain né de parents japonais immigrés aux États-Unis, connaît un succès formidable avec sa bande dessinée "Billy Bat" mettant en scène une chauve-souris dans diverses aventures.
      Lorsqu'il apprend de façon fortuite qu'un personnage identique au sien existe aussi au Japon, il décide de se rendre à Tokyo pour rencontrer le dessinateur à qui il a peut-être inconsciemment volé l'idée durant son service en tant qu'interprète dans l'armée d'occupation du Japon.
      Une fois sur place, il est rapidement happé par une spirale d'événements curieux qui ont pour dénominateur commun le motif de la chauve-souris…

      Résumé T2 : Alors qu'il est en cavale suite à la mort de Charlie Ishizuka , Kevin réalise peu à peu que les bandes-dessinées de maître Zôfu semblent annoncer l'avenir… Il a une vision étonnamment réaliste de son personnage, Billy Bat, qui lui annonce que son rôle est de dessiner la suite des aventures, car lui seul peut enrayer le cours des événements . Mais quelle est la nature de cette inquiétante chauve-souris dont l'on entrevoit l'ombre planer sur toute l'histoire de l'humanité, de la trahison de Judas jusqu'à l'Amérique de la fin des années 60, en passant par le Japon du XVIe siècle et ses ninjas ?

      Critique : Aaaah, c'est la première fois de l'année que je peux lire un manga sur ma terrasse au soleil (et pas en manteau, non non : en T-shirt !!!). En fait, ça me rappelle la lecture de Amanchu! que j'avais aussi faite au soleil. Mais bon, il n'y a bien que le soleil comme point commun entre Amanchu! et Billy Bat.
      Naoki Urasawa comme à son habitude nous entraîne sans qu'on s'en rende vraiment compte dans une aventure inoubliable. Epaulé de Takashi Nagasaki, il crée un scénario incroyable qui est loin de nous dévoiler le quart de ses secrets à la fin de la lecture de ces deux tomes. Et c'est à ça que l'on reconnaît un bon mangaka : la capacité de voir plus loin que la fin du chapitre en cours et de jouer avec le lecteur pour qu'il ne soit jamais vraiment rassasié. Alors je l'affirme ici : Naoki Urasawa est un bon mangaka !
      Il faut aussi dire que les personnages qu'il crée participent à la réussite de son intrigue : pour la plupart énigmatiques et sans identité déterminée, en tout cas d'une grande diversité, ils nous posent chacun des questionnements qui se rajoutent à l'intrigue principale.
      Du côté du dessin, rien à dire. En tout cas, rien de négatif ! En effet, je qualifierais cet auteur de réel virtuose : son trait agréable s'adapte à toute sorte d'histoire. Il peint le futur dans sa précédente série Pluto mais ici il mêle un Japon d'après-guerre à un New York en pleine ségrégation raciale ainsi qu'au Japon à l'époque des ninjas ! Enfin bon, il vous suffit de feuilleter un de ses nombreux mangas pour vous en rendre compte!
      Ensuite, cela serait une faute de ne pas évoquer cette fameuse chauve-souris dont on ne connaît pas la réelle identité mais dont on sait qu'elle a de l'influence sur un bon nombre de personnes dans le monde entier et à travers les époques. Alors qui est-ce? Une simple illusion de la part des différents personnages? Une allégorie de du Mal ou du Bien? L'auteur, s'il lit cette critique (et j'aimerais tellement que cela soit vrai!), serait content de voir qu'il a réussit à me faire douter de l'identité de ce personnage énigmatique et qui provoque un si fort contraste dans le manga à cause de son apparence si particulière. 
      Sur ce, comme à chaque fin de critique d'un manga que j'ai énormément apprécié, je souhaite remercier les éditions Pika ainsi que l'auteur et son co-scénariste.

    JUROLE

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